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Serge Roguet, critique Serge Roguet, critique

Rencontres

Rencontre avec Daniel Bernard

Rédacteur en chef de France Loisirs Suisse

La lecture fait partie d’un apprentissage de la vie, de notre culture générale. France Loisir propose à ses lecteurs des offres avantageuses sur divers ouvrages. Notre journal a contacté Daniel Bernard, rédacteur en chef de France Loisir Suisse afin de mieux comprendre comment cette entreprise décide des offres qu’elle propose dans son catalogue.

 

Daniel Bernard, quelles sont exactement vos tâches au sein de FLS?

 

- Je suis rédacteur en chef de France Loisir en Suisse. J’ai donc la responsabilité des livres suisses mis au catalogue en Suisse.

 

Concrètement, comment cela se passe-t-il ?

 

- Il s’agit, avec un comité de lecture interne de choisir et recommander des ouvrages de qualités de tous les genres et de traiter avec les éditeurs suisses. On rencontre les auteurs, les éditeurs et on négocie. Je m’occupe de rédiger les résumer, et j’administre le site www.prenezletempsdelire.ch, site audiovisuel et de contenu incitant à aller plus loin, soit acheter des livres.

 

Est-ce que vous pouvez nous expliquer un peu en détails comment certains livres se retrouvent dans votre catalogue ?


- Les livres sont choisis sur la base de l’offre des éditeurs, de ma connaissance du marché et des exigences du lectorat. En première place, on trouve les livres de récits ou des témoignages de vie. Viennent ensuite des livres plus spécifiques, respectivement la lecture de bien-être et des ouvrages traitant de la santé, des livres de gastronomie et de découverte de la nature. En dernières places, on trouve les romans et les livres pour enfants.

 

Combien France Loisirs Suisse compte-t-il de membres ?

 

- Environ 80’000 membres réguliers.

 

Actuellement en Suisse, on s’aperçoit que, de plus en plus, les maisons d’éditions et tout l’univers qui gravite autours sont rachetés par des grands groupes internationaux. Pour conclure cet entretien, pourriez-vous nous donner votre point de vue sur cet univers ?

 

- La vie est dure pour tout le monde : du papier au stylo de l’auteur, de la publication à la distribution et, pour finir, à la vente... puis la lecture qui a de fortes concurrences avec tout le fourbi électronique et les jeunes qui lisent peu ou sur écran... sauf les vrais lecteurs bien sûr. L’inquiétude, c’est le livre électronique et les lecteurs en tant que tel. Mais qui a peur ? Le marchand de papier ? Le marchand d’étagère ? S’agit-il d’un faux débat ? Jamais aucun média n’a chassé les précédents. L’inquiétude avec Internet, c’est l’écran et la disparition de l’objet livre. Mais il y aura toujours des auteurs, des éditeurs, papier en moins, écran ultra plat en plus... toutefois la beauté et la sensualité du livre restent là. Un pocket book dans la poche, ou un volume La Pléiade, c’est rassurant et cela ne sonne pas en plein cours. Et puis les piles, les chargeurs... A méditer. Qui a peur de quoi ? Qui mangera qui ? Les auteurs ? Personne ne les mangera. Je le sais, j’en suis un moi-même.

 

Olivier Mouttet